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D'emblée la construction du couvent déroge au droit constitutionnel de l'ordre des prêcheurs. La fondation en a été décidée et même commencée, à l'insu de l'ordre, par Charles II d'Anjou et le pape Boniface VIII.
En 1295, une communauté de religieux s'installe à Saint-Maximin et à la Sainte Baume. Dès lors, les batiments monastiques furent commencés parallèlement à la construction de la Basilique.
C'est dans un cadre prestigieux, empreint de sérénité, que se trouve le cloître dont les travées sont entourées de bâtiments conventuels. La structure du cloître présente le gothique dans sa plus rigoureuse simplicité. Ses proportions s'harmonisent avec les édifices qui les entourent. Au centre, un jardin bordé de haies et de cèdres dans lequel se trouve un puits construit au XIVème siècle, dont la margelle date du XVIIème siècle.
Suite à l'abside de l'église, l'aile Est est construite à la fin du XIIIème siècle et se compose de 3 salles : sacristie, salle du chapitre et chauffoir. Au XVIIème siècle furent creusées les caves auxquelles on accède à partir du chauffoir.
L'aile Nord, construite au XIVème siècle renfermait les réfectoires. En 1316, les 2 ailes principales étant achevées, les dominicains s'installèrent dans leur nouvelle demeure qui prit le nom de couvent Sainte Marie-Madeleine.
C'est au XVIIème siècle qu'elle fut transformée en 3 parties. A l'Ouest la chapelle particulière, à l'est le réfectoire et entre les deux l'atrium.
A la révolution, cette partie fut transformée en salle de réunion et de spectacles qui a vu Lucien Bonaparte faire ses débuts oratoires.
L'aile Ouest, édifiée au XVème siècle, fut démolie en 1796 et reconstruite par le Père Lacordaire vers 1860. De ce fait, son architecture est différente de celle de l'ensemble du monument. C'est également au XVème siècle que sera rajouté à tous les bâtiments un étage supplémentaire et que la communauté de religieux s'agrandira.
Au XVIIème siècle, les cellules des étages seront agrandies et transformées.
En 1957, les dominicains quittèrent le couvent.
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