Basilique
En 1295, Charles II d’Anjou fait procéder à des fouilles sur le lieu que la tradition désigne comme le tombeau de Marie-Madeleine, et y découvre des ossements. Il obtient du pape l’autorisation d’édifier une église majestueuse pour le culte de ses reliques. La construction dura plus de deux siècles mais l’édifice resta inachevé, ce qui ajoute encore à sa mystérieuse beauté. Vaste vaisseau gothique aux structures simples mais puissantes, conçu pour accueillir les foules de pèlerins, ses dimensions sont impressionnantes. La nef, élevée à 29 mètres sous clef, s’étend sur une longueur de 72,60 mètres pour une largeur de 13,20 mètres et se compose de neuf travées.
Mobiliser les consciences
Un outil moderne au service de la préservation du patrimoine

La Fondation du Patrimoine est un organisme national privé indépendant reconnu pour son action qui vise à promouvoir la connaissance, la conservation et la mise en valeur du patrimoine.
Son organisation décentralisée s’appuie sur un réseau de délégués départementaux et régionaux, tous bénévoles.

Elle dispose d’instruments très incitatifs. Le label peut permettre à ses bénéficiaires d’obtenir des avantages fiscaux.

La souscription publique mise en œuvre pour la restauration de la basilique Sainte Marie-Madeleine a pour objectif de mobiliser le mécénat populaire. Cette opération s’inscrit dans une volonté politique forte d’innover en se tournant vers de nouvelles sources de financement.
Ainsi, la commune réaffirme son souci d’alléger la charge financière de ces travaux afin qu’elle pèse au minimum sur le budget de la commune, et donc sur ses habitants.

La mobilisation de tous fera le succès de cette démarche entreprise par les services communaux sous l’impulsion volontariste de vos élus.

Les travaux de restauration - 1 / Le flanc Nord
Consolider les restaurations du XXe siècle
La couverture actuelle du flanc Nord, attenant au Couvent royal, a été en grande partie restaurée dans les années 1930.

Les tuiles avaient alors été remplacées par une terrasse constituée de dalles à recouvrement et couvre-joint en béton armé. Ces travaux donnent un fondement de travail pour la restauration du flanc Sud.

À cette époque, une balustrade avait été établie entre les contreforts. Aujourd’hui, cette balustrade est en très mauvais état ; elle est peu épaisse et dépourvue de calages ; elle a été amputée de son couronnement, déposé en raison du risque induit sur la voie publique, et reste potentiellement dangereuse.

C’est cette intervention qui concernera le flanc Nord de la basilique.

Les travaux de restauration - 2 / Façade, fenêtres et vitraux
Réparer, sécuriser et embellir

Le porche principal n'a jamais été réalisé mais l'état d'inachèvement de la façade ne permet pas une reconstitution de la partie centrale absente. Ce n’est donc pas là-dessus que se concentreront les travaux.

Au pignon du collatéral Sud, on prévoit de revenir à une pente proche des terrasses initiales. Le respect de la trace observée s'impose, mais l'élément de couronnement reste à déterminer. L’on pourrait soit répliquer la balustrade ajourée existant côté Nord, soit renoncer à la balustrade ajourée et traiter le couronnement des deux pignons en balustrade pleine. Dans  les deux cas, la fermeture sera constituée d'un mur appareillé afin de conserver la lecture de ce point particulier.

Dans les années 1980, une grande partie des fenêtres a été restaurée. Mais certaines  demeurent dépourvues de vitraux, et ceux qui restent en place sont en très mauvais état, voire dangereux. Ils ont été stabilisés provisoirement. Le seul décor des vitrages est un foisonnement de plomb qui sera soit conservé soit répliqué.

De plus, les parements en pierres tendres des encadrements sont érodés. Il est prévu de reprendre deux baies complètes de la nef et quelques parements sur des baies partiellement traitées antérieurement. À l'étage inférieur, les encadrements externes sont très dégradés. Il est aussi prévu de reprendre la baie de la chapelle Sud-est.

(Illustration : état actuel / état proposé. Dans les deux cas, la fermeture sera constituée d’un mur appareillé afin de conserver la lecture de ce point particulier.)

Les travaux de restauration - 3 / Le flanc Sud
Une restauration 'sauvetage'
La couverture du collatéral Sud présente d’importantes faiblesses, dues à la présence récurrente de pigeons et à l’importance des précipitations ponctuelles propres à la région.
En outre, un mobilier tout à fait exceptionnel est conservé dans le collatéral Sud, comme dans l’ensemble de l’édifice.
De solides travaux de restauration sont donc réellement indispensables pour protéger ce patrimoine.
Il est prévu d’établir une couverture métallique (cuivre) à faible pente qui serait fonctionnellement et architecturalement proche des formes initiales. Un tuyau de descente doit être mis en place afin d’éviter le déversement direct actuel sur la couverture du collatéral.

Cela effectué, la couverture en tuile des chapelles Sud sera moins exposée puisqu’elle ne subira plus la chute des eaux des toitures dominantes. Les chapelles intérieures et leur mobilier seront donc mieux protégés.

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